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Qu'est-ce que l'intelligence émotionnelle ?

  • Marina QUERE
  • il y a 3 minutes
  • 11 min de lecture

Le guide complet pour comprendre le concept qui change tout dans l'éducation de vos enfants

Référence principale : Daniel Goleman, "L'intelligence émotionnelle", Robert Laffont, 1997

Permettez-moi de commencer par une question. Vous souvenez-vous d'un enfant de votre entourage — brillant, bon élève, qui semblait avoir tout pour réussir — et qui pourtant a eu du mal à trouver sa place dans la vie ? Et inversement, d'un enfant plus ordinaire sur le plan scolaire, mais naturellement à l'aise avec les autres, capable de rebondir, de nouer des liens solides, et qui s'en sort finalement très bien ?


Ce paradoxe, Daniel Goleman l'a documenté, étudié, et mis en mots dans ce qui est devenu l'un des livres les plus influents du XXe siècle : L'Intelligence émotionnelle, publié en 1995.

Chez les Petits Hérissons, l'intelligence émotionnelle est au cœur de notre projet pédagogique.


Pas comme un concept à la mode. Comme une conviction profonde, nourrie par la science, que ce qui se construit avant 3 ans est fondateur. Cet article est votre point de départ pour comprendre de quoi il s'agit vraiment — et pourquoi ça change tout.


1. Le mythe du QI, et pourquoi il ne suffit pas


Pendant des décennies, l'intelligence d'un être humain se résumait à un chiffre : le QI, le Quotient Intellectuel. Plus il était élevé, meilleures étaient les chances de réussir. Cette idée a façonné notre système scolaire, nos attentes envers nos enfants, et la façon dont on évalue les personnes dès leur plus jeune âge.

Sauf que la réalité résistait. Des études accumulées au fil du temps montraient que le QI ne prédit la réussite dans la vie qu'à hauteur de 20 %. Ce qui veut dire que 80 % de ce qui fait qu'une personne s'épanouit, réussit professionnellement, entretient de bonnes relations et reste en bonne santé mentale… vient d'autre chose.


"Contrairement aux idées reçues, les diplômes, le QI et les concours ne permettent pas de prédire de manière certaine qui réussira dans la vie. Bien sûr, à l'échelle d'un groupe, il existe une relation entre le QI et la situation des individus — il y a plus de personnes avec un faible QI à des postes subalternes que de personnes avec un QI élevé — mais pas toujours. — Daniel Goleman ¹"

"Beaucoup de gens ayant un QI de 160 travaillent pour d'autres dont le QI ne dépasse pas 100. — Howard Gardner, psychologue à Harvard ²"


Ce qui fait la différence ? La capacité à gérer ses émotions, à comprendre celles des autres, à persévérer malgré la frustration, à créer des liens de confiance. En un mot : l'intelligence émotionnelle.


2. L'étude qui a tout changé : le test du marshmallow


Dans les années 1970, le psychologue Walter Mischel de l'Université de Stanford mène une expérience restée célèbre. Il teste 500 enfants de 4 ans qu'il suit pendant près de 30 ans. Le principe est simple : on place un marshmallow devant l'enfant, et on lui explique qu'il peut le manger tout de suite, ou attendre le temps d'une course — et dans ce cas, il en recevra deux.

La torture commence. L'enfant est seul. Certains cèdent en quelques secondes. D'autres se cachent les yeux, se parlent à eux-mêmes, chantent, regardent le plafond — tout pour ne pas craquer.

Les résultats des années plus tard sont saisissants. Les enfants qui avaient fait preuve d'un contrôle plus fort avaient plus d'amis à l'adolescence, étaient plus appréciés de leurs enseignants, géraient mieux leur stress, avaient une meilleure estime d'eux-mêmes, entraient dans de meilleures universités et, à l'âge adulte, avaient des emplois plus valorisants. ⁵

Et la conclusion qui a ébranlé des décennies de croyances éducatives : le meilleur facteur prédictif de la réussite scolaire n'était pas le niveau du QI mesuré à l'âge de 4 ans, mais la réussite au test du marshmallow. ⁶


"Les résultats obtenus au test des bonbons prédisent deux fois mieux que le QI quels enfants réussiront aux tests d'entrée dans l'enseignement supérieur ; le QI ne devient plus précis qu'après que les enfants ont appris à parler. — Daniel Goleman ³"


Ce que l'enfant de 4 ans démontre face au marshmallow, c'est une forme précoce d'intelligence émotionnelle : la capacité à différer la récompense immédiate, à réguler une impulsion, à rester maître de soi. Et cette capacité, loin d'être figée, s'apprend et se développe — en grande partie entre 0 et 3 ans.


3. Alors, qu'est-ce que l'intelligence émotionnelle exactement ?


Pour Goleman, il existe deux grandes formes d'intelligence : l'intelligence logique ou rationnelle — évaluée par les tests de QI — et l'intelligence émotionnelle. Contrairement au point de vue classique selon lequel les émotions perturbent la raison, Goleman considère que les émotions permettent des adaptations tout à fait souhaitables dans la vie sociale : les émotions sont à l'origine de conduites intelligentes. ⁴

En clair : ce n'est pas l'émotion qui est le problème. C'est notre incapacité à la comprendre et à la réguler qui l'est. L'intelligence émotionnelle, c'est précisément ce savoir-faire émotionnel — cette compétence que tout être humain peut développer, quelle que soit son intelligence intellectuelle.


4. Les 5 piliers de l'intelligence émotionnelle selon Goleman


Goleman identifie cinq composantes fondamentales de l'intelligence émotionnelle. Ce ne sont pas cinq cases à cocher. Ce sont cinq couches qui se construisent les unes sur les autres, comme les étages d'une maison — et dont les fondations se posent dans les toutes premières années de vie.

Les 5 piliers de l'intelligence émotionnelle

Pilier 1 — La conscience de soi  "Je sais ce que je ressens"


C'est le point de départ de tout. La conscience de soi, c'est la capacité à reconnaître ses propres émotions au moment où elles surgissent — pas après, pas rétrospectivement, mais en temps réel. Goleman la décrit comme "la clé de voûte de l'intelligence émotionnelle." ⁴

Pourquoi est-ce si fondamental ? Parce que vous ne pouvez pas gérer ce que vous ne reconnaissez pas. Les individus qui développent leur capacité à connaître et reconnaître leurs émotions conduisent mieux leur vie personnelle et professionnelle. Ceux qui ont la conscience et la maîtrise de leurs émotions supportent mieux les revers et les contrariétés de la vie et sont donc plus résilients et plus performants.


🔎 Chez un tout-petit :  Un enfant de 2 ans qui pleure sans savoir pourquoi a besoin d'un adulte qui l'aide à mettre un mot sur ce qu'il ressent. "Tu es en colère parce que Hugo a pris ton jouet ?" Ce n'est pas anodin. C'est littéralement la construction de la conscience de soi émotionnelle.


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE EN TANT QUE PARENT • Nommez les émotions de votre enfant dès le plus jeune âge. • Remplacez "arrête de pleurer" par "je vois que tu es triste". • Remplacez "t'énerve pas" par "tu es en colère, c'est normal." • Ce geste simple, répété chaque jour, crée des connexions neurologiques réelles dans le cerveau de votre enfant.


  Pilier 2 — La maîtrise de soi  "Je gère ce que je ressens"


Reconnaître ses émotions ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir les réguler — ne pas se laisser emporter, ne pas exploser, ne pas sombrer. C'est ce que Goleman appelle la maîtrise de soi, et c'est exactement ce que testait le marshmallow.


"Qui sait se maîtriser possède l'aptitude clé au fondement de toute intelligence émotionnelle, une aptitude essentielle à la construction d'une vie épanouissante. — Walter Mischel ⁵"


Attention : maîtriser ses émotions ne veut pas dire les refouler ou faire semblant qu'elles n'existent pas. Cela veut dire les traverser sans en être l'esclave.


🔎 Chez un tout-petit :  La crise de colère d'un enfant de 18 mois n'est pas de la manipulation. C'est le signe que son cerveau émotionnel réagit fort, tandis que son cortex préfrontal — la zone du cerveau responsable de la régulation — n'est pas encore mature. Il ne peut littéralement pas faire autrement.


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE EN TANT QUE PARENT • Restez calme quand votre enfant ne l'est pas. Votre système nerveux régulé aide le sien à se réguler. • Proposez des alternatives : "Tu es en colère. On va respirer ensemble." • Créez des rituels de retour au calme que l'enfant finit par intérioriser.


  Pilier 3 — L'auto-motivation  "Je me mets en mouvement même quand c'est difficile"


C'est la capacité à se motiver soi-même, à persévérer face à l'échec, à rester concentré sur un objectif même quand les émotions tirent vers l'abandon. Goleman la lie directement à ce qu'il appelle "l'état de fluidité" — ce moment où l'on est totalement absorbé par une activité qui nous correspond.


"La fluidité est un état intérieur qui montre que l'enfant accomplit un travail qui lui convient. C'est quand les enfants s'ennuient à l'école qu'ils se conduisent mal, et c'est lorsqu'ils sont submergés par les difficultés que leur travail les rend anxieux. Ils apprennent mieux quand ils s'intéressent à ce qu'ils font et y prennent plaisir. — Howard Gardner ²"


🔎 Chez un tout-petit :  Un enfant qui s'obstine à empiler des cubes qui tombent encore et encore fait exactement ce travail. Il apprend à persévérer. Un enfant à qui on règle tous les problèmes avant même qu'il n'essaie n'a pas cette opportunité.


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE EN TANT QUE PARENT • Laissez votre enfant vivre des petites frustrations salutaires. • Résistez à l'envie de tout résoudre immédiatement. • Encouragez l'effort plutôt que le résultat : "Tu as essayé plusieurs fois, bravo !" plutôt que "Bravo, t'es trop fort !" • La psychologue Carol Dweck (Stanford) a démontré que 90 % des enfants félicités pour leurs efforts choisissent les tâches les plus difficiles, contre une majorité d'enfants félicités pour leur intelligence qui préfèrent les tâches faciles. ¹⁰


  Pilier 4 — L'empathie  "Je comprends ce que ressent l'autre"


L'empathie est la capacité à percevoir les émotions d'autrui — à les détecter dans une expression du visage, dans un ton de voix, dans un geste — et à y répondre de façon adaptée. C'est le fondement de toute relation humaine de qualité.


Ce qui est fascinant, c'est que l'empathie n'est pas une compétence sociale apprise tardivement. Elle est présente, à l'état embryonnaire, dès les premiers mois de vie. L'empathie apparaît chez les tout-petits vers la fin de la première année ; le bébé est alors capable de reconnaître les émotions de l'autre en sachant pourtant qu'il en est distinct. Et des chercheurs ont constaté qu'à trois ans, les enfants étaient capables d'exprimer leur inquiétude, verbalement ou par leur expression visuelle, face à la détresse d'autrui.


🔎 Chez un tout-petit :  Un bébé de 10 mois qui se met à pleurer quand il entend un autre bébé pleurer ne "fait pas le difficile". Il ressent quelque chose. C'est le début de l'empathie. Un enfant de 2 ans qui tend sa peluche à sa maman triste fait preuve d'une intelligence du cœur remarquable.


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE EN TANT QUE PARENT • Mettez des mots sur les émotions des autres autour de vous. • "Tu vois, le chat s'est blessé, il a l'air triste." • "Regarde ton ami, il est tombé, il a mal." • Ces petits commentaires construisent la capacité d'un enfant à lire les émotions et à y répondre avec sensibilité.


  Pilier 5 — La maîtrise des relations humaines  "Je sais m'entendre avec les autres"


C'est la compétence la plus visible socialement, et paradoxalement la plus difficile à développer car elle repose sur tous les piliers précédents. Les enfants populaires prennent le temps d'observer le groupe afin de comprendre ce qui s'y passe avant de s'en approcher, puis en acceptent les règles avant d'émettre des suggestions si besoin est. Ce n'est pas de la timidité. C'est une intelligence sociale remarquable.

Goleman parle de "génie émotionnel" pour désigner les personnes capables de désamorcer les conflits, de comprendre les besoins des autres et de créer naturellement des environnements de confiance.


🔎 Chez un tout-petit :  Un enfant qui sait attendre son tour, qui console un camarade, qui propose de partager un jouet — il ne fait pas que "bien se tenir". Il exerce des compétences relationnelles fondamentales.


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE EN TANT QUE PARENT • La vie à la crèche, les jeux avec des frères et sœurs, les moments en groupe sont des terrains d'entraînement précieux. • Ne les évitez pas au nom de la protection. • C'est dans le frottement avec les autres que ces compétences se développent.


5. Pourquoi les 3 premières années sont décisives


Ce n'est pas une formule pédagogique. C'est de la neurologie.



Les expériences émotionnelles, en particulier au début de la vie lorsque la neuroplasticité (capacité du cerveau à se modifier, à créer de nouvelles connexions et à s'adapter en fonction des expériences vécues) est à son apogée, ont un effet profond sur le développement du cerveau et sur la santé tout au long de la vie. L'organisation neuronale rapide se produit au cours des premières années de la vie et établit la base fondamentale sur laquelle l'apprentissage, la santé et les comportements futurs se développent. ⁷ ⁸


À partir de 5-6 ans, le cerveau commence à faire le tri : les connexions les plus utilisées se renforcent, et les moins utilisées disparaissent. C'est ce qu'on appelle l'élagage synaptique. ⁹

Concrètement : les chemins neuronaux que votre enfant emprunte le plus souvent entre 0 et 3 ans deviennent les autoroutes de son cerveau. Un enfant qui vit régulièrement des émotions nommées, accueillies et accompagnées construit un cerveau émotionnellement compétent.


Goleman insiste : les parents ne sont pas que des pourvoyeurs de nourriture et de sécurité physique. Ils sont les premiers architectes du cerveau émotionnel de leur enfant.


6. Ce que vous pouvez faire au quotidien


Pas besoin d'un programme sophistiqué. Voici ce que la science confirme et ce que Goleman met en lumière :

  • Nommez, nommez, nommez. Chaque fois que vous mettez un mot sur une émotion — la vôtre ou celle de votre enfant — vous posez une brique. "Je vois que tu es frustré." "Maman est un peu fatiguée là." "Tu as l'air content !"

  • Accueillez toutes les émotions, même les "difficiles". La colère, la tristesse, la peur ne sont pas des problèmes à éliminer. Ce sont des informations. Un enfant à qui on dit "t'as pas à pleurer pour ça" apprend que ses émotions ne sont pas valides.

  • Montrez vos propres émotions. Vous êtes le premier modèle. "Là papa était en colère, et tu as vu comme il a respiré fort pour se calmer ?" C'est une leçon d'intelligence émotionnelle en live.

  • Lisez des livres sur les émotions ensemble. À partir de 18 mois, les albums sur les émotions sont des outils extraordinaires. Ils donnent un vocabulaire, des exemples, et ouvrent des conversations naturelles.

  • Jouez. Le jeu libre, c'est le laboratoire de l'intelligence émotionnelle. C'est là que l'enfant expérimente la frustration, la joie partagée, la négociation, la déception, le plaisir de coopérer.


7. Et maintenant ?


Cet article est votre point de départ. Les Petits Hérissons vous proposent toute une série d'articles pour aller plus loin sur chacun de ces aspects — avec des exemples concrets, des études, et des pistes pratiques pour le quotidien :

→  La colère chez les 0-3 ans : ce que dit le cerveau

→  Le test du marshmallow : apprendre à patienter avant 3 ans

→  L'empathie dès le berceau : comment la développer

→  Timidité et tempérament : inné ou acquis ?

→  Mettre des mots sur les émotions : pourquoi c'est si puissant

→  L'attachement sécure : le premier bouclier émotionnel

…et bien d'autres à venir.

 

Notre sélection de livres pour aller plus loin


La référence incontournable

📘  L'Intelligence émotionnelle (tomes 1 & 2) — Daniel Goleman (J'ai Lu)

Le livre qui a tout changé. Dense, documenté, passionnant. Indispensable pour comprendre les fondements scientifiques du concept.


Pour les parents, au quotidien

📘  Au cœur des émotions de l'enfant — Isabelle Filliozat (Marabout)

Pratique, bienveillant, ancré dans le quotidien des familles. La référence française sur le sujet.

📘  Comment les émotions viennent aux enfants — Édouard Gentaz (Odile Jacob)

Un professeur de psychologie qui explique simplement et rigoureusement comment se développent les émotions chez l'enfant.

📘  Les compétences émotionnelles — Mikolajczak, Quoidbach, Kotsou, Nelis (Dunod)

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la compréhension scientifique. Rigoureux et très complet.


Pour les professionnels de la petite enfance

📘  La santé mentale et émotionnelle de l'enfant avec Koalou — Dusautois & Millot

Un outil précieux pour les équipes qui accompagnent les tout-petits au quotidien.


À lire avec les enfants dès 18 mois

🐛  La couleur des émotions — Anna Llenas (Quatre Fleuves)

Le monstre des couleurs est devenu un classique incontournable. Simple, visuel, magnifique.

🐛  Les petites (et les grandes) émotions de la vie (Gallimard Jeunesse)

Pour explorer ensemble bonheur, tristesse, peur et amour, avec douceur et poésie.

 

L'intelligence émotionnelle ne se décrète pas. Elle se construit, jour après jour, dans les petits gestes du quotidien. Et la bonne nouvelle ? Vous la construisez déjà, souvent sans le savoir.


Retrouvez tous nos articles sur l'intelligence émotionnelle dans la rubrique dédiée du blog des Petits Hérissons.

 

Sources

¹ Daniel Goleman, L'intelligence émotionnelle, Robert Laffont, 1997, Partie 1, chapitre 2

² Howard Gardner, cité par Daniel Goleman, op. cit., Introduction

³ Daniel Goleman, op. cit., Partie 2, chapitre 6 — "L'aptitude maîtresse"

Daniel Goleman, op. cit., Partie 2, chapitre 4 — "Connais-toi toi-même"

Walter Mischel, Le test du Marshmallow, JC Lattès, 2015 — repris par Goleman, op. cit., chapitre 6

Mischel W., Shoda Y. & Rodriguez M.L., Delay of Gratification in Children, Science, vol. 244, 1989

National Scientific Council on the Developing Child, Young Children Develop in an Environment of Relationships, 2004

Perry B., Childhood Experience and the Expression of Genetic Potential, Brain and Mind, 2002

5senses4kids.org, La gestion des émotions de l'enfant : un défi pour petits et grands, 2024

¹⁰ Dweck C.S. & Leggett E.L., A Social-Cognitive Approach to Motivation and Personality, Psychological Review, 1988 — vulgarisé dans Dweck C.S., Mindset : Changer votre état d'esprit pour réaliser votre potentiel, Mardaga, 2010

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